Les fêtes de Noël se préparent dès le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe.
(On met le blé à germer, dans des soucoupes, sur du coton humide)


Le gros souper

Les rites

Le repas commence par la bénédiction de la bûche arrosée de vin cuit.

    Alegre, Dieù nous alegre
    Cacho-fue vén, tout bén vén,
    Dieù nous fague la graci de veïre l'an que vén
    Se sian pas mai, que sieguen pas mens.

Le plus jeune des enfants allume alors une bougie, que le chef de famille éteint trois fois de suite.

La table

Sur la table on dispose trois pains, chacun étant lui même coupé en trois morceaux. On mange sur trois nappes, à la lueur de trois chandelles, un repas maigre.

Le menu

Chou-fleur gratiné, à la béchamel ou en sauce blanche (ou encore en salade avec de l'huile d'olive).
Le cardon en sauce blanche avec un filet de citron.
Le cèleri dont le coeur est mangé avec l'anchoïade.
Artichauts crus, escargots, omelette.
La morue, avec du poisson frit à la poêle auquel on ajoute une sauce au vin rouge et aux câpres. (ou la brandade, morue pilée, huile d'olive et lait, pointe d'ail).
Anguilles à la broche.



Menu type

Anguilles à la broche

Brandade

Chou-fleur

Morue

Poissons frits

Cardons en sauce blanche

Escargots en sauce

Les Treize desserts

Le tout arrosé de vin clairet et de vin cuit.



Les treize desserts

La fougasse

Nougat blanc

Nougat noir

Les quatre mendiants

Figues sèches

Raisins secs

Amandes

Noisettes

Dattes

Pommes

Poires

Oranges

Raisin frais

Mandarines



Les santons
 
 

Saint François d'Assise crée les premiers santons, en 1223.

C'est à Rome, au XIIIe siècle qu'a pris naissance cette forme de l'iconographie religieuse.

Dès le XIXe siècle, notre région est mise en scène avec ses personnages les plus pittoresques.

Les premiers personnages ne représentent que la nativité. Puis, aux bergers de la bible, on ajoute bientôt des bergères, des musiciens, des porteurs d'offrande.

Il y a trois sortes de crêches : crêches d'église, crêches publiques, crêches familiales.

Les crêches d'église (santons en bois sculpté) disparurent à la révolution, avec la fermeture des églises. Les crêches publiques furent des attractions mécaniques. Les crêches familiales deviennent courantes dans les familles Provençales àl a fin du XVIIIème siècle.

Jean Louis Lagnel est le premier santonnier connu.



Les Pastorales

Les Pastorales, véritables pièces de théâtre, relatent l'histoire de la nativité, mise à la portée du petit peuple provençal. Les lieux où se déroulent l'action sont nos paysages familiers, et les protagonistes de l'action, nos voisins, nos proches, nous-mêmes.

La première en date des pastorales a été créée à la fin du dix-huitième siècle, par l'abbé Thobert, vicaire à Notre-Dame du Mont, à Marseille. Mais c'est au milieu du dix-neuvième siècle, avec la pastorale d'un miroitier-doreur, Antoine Maurel, que le spectacle connût la célébrité. Cette pastorale a été créée en 1844 à Marseille. Elle est encore jouée de nos jours. Le public retrouve chaque année ses personnages familiers. Le fameux Pistachié soulève l'enthousiasme et l'hilarité. Ses plaisanteries font rire les spectateurs du vingtième siècle, comme elles amusaient ceux du siècle précédent.

Il y eut aussi la pastorale Bellot, jouée pour la première fois en 1851. Une pipe était offerte à Saint Joseph. Plus tard, la pipe fut remplacée par un narghilé.

Les pastorales s'adaptèrent à tous les gouvernements. Après le 4 septembre, en 1870, une affiche indiquait: "Arrivèe des citoyens Mages!"

On entendit des couplets sur l'air du "ça ira" ou de la "carmagnole".

Les plaisanteries n'étaient pas toujours du meilleurs goût, mais on trouvait dans ces pastorales une langue imagée, faite de charmants provençalismes et de naïveté.

Toutes ces pastorales étaient bien sûr en langue provençale. Donc réservées aux gens du pays. C'est alors qu'en 1986 Yves Michel eut l'idée d'écrire enfin une pastorale en français. C'est la "Légende du Santonnier"

Pour revenir au menu principal, cliquez :