Origines du santon


L'idée de recréer la crèche à cinq personnages serait le fait de Saint François d'Assise, une nuit de Noël 1223, en pleine forêt des Abruzzes. Mais le premier santonnier connu, dont on possède les moules, exerçait son métier peu après la révolution de 1789. Il s'agit de Jean-Louis Lagnel.
D'ailleurs le santon, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est une des conséquences de la révolution. Depuis longtemps les provençaux avaient coutume, à l'époque de Noël, d'aller admirer les crèches qui se faisaient dans les églises avec des santons habillés, de grande taille, aux visages finement sculptés et peints. Cette institution avait des racines profondes que l'Assemblée Nationale, en décrétant la fermeture des églises, ne pouvait pas extirper.

Individuellement, selon le matériau qu'on avait sous la main, en cachette, on fit la crèche dans un coin de la maison. Les santons étaient en mie de pain, en liège, en bois.

Plus tard, quand la tradition de la crèche familiale fut solidement implantée et que, la terreur ayant pris fin, des artisans eurent l'idée de commercialiser les personnages devenus si populaires, ce fut l'argile qui supplanta les autres matières par les possibilités de moulage qu'elle offrait et, surtout, par son prix de revient inexistant.

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